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Peut-on obliger les soignants à se vacciner ?

L’annonce de Emmanuel Macron, il y a deux semaines, a fait des vagues, surtout parmi les soignants. Pour le personnel  qui travaille  dans les établissements de santé,  la vaccination est devenue obligatoire jusqu’au 15 septembre pour qu’ils puissent continuer à travailler. S’ils ne se vaccinent pas, ils ne pourront pas travailler. 

 

Cette mesure était introduite en réponse à la nouvelle hausse des contaminations au coronavirus et le variant Delta, qui est 60% plus infectieuse que les autres variantes du virus COVID-19, jusqu’à présent. La France a déjà eu environ 5,700,000 cas confirmés du coronavirus dès le début de la pandémie, parmi eux, environ 110,000 morts. L’explosion des cas pendant les dernières semaines a provoqué une annonce du chef d’État. 

Actuellement, les statistiques de « France inter » indiquent que 1,4 millions de travailleurs médicaux français ne sont pas encore vaccinés. Cela doit se changer pour garantir que le virus ne se répande plus et ne subisse pas une autre mutation. Pour combattre la pandémie, Macron a annoncé (en même temps) que le pass sanitaire (en Autriche l’équivalent est la règle 3G- qui veut dire test négatif ou attestation de vaccination) va être étendu aux lieux de loisirs et de culture où il y a plus de 50 personnes présentes. 

Les mots du chef de l’État 

Le message était clair : Plus nous attendons, plus la situation va s’empirer. « Si nous n’agissons pas dès aujourd’hui, le nombre de cas augmentera considérablement et entrainera des hospitalisations en hausse dès le mois d’août », dit le chef de l’État. Une vision claire et sensée, notamment en ce qui concerne les épidémies de la variante Delta au Royaume-Uni et les expériences ratées comme celle du tourisme à Majorque.

 

Les réactions à la vaccination obligatoire

Le grand public, notamment les professionnels de la santé, a accueilli la nouvelle de manière moins positive que les experts. Il existe quand même des « anti-vaccers » parmi les soignants. Une vaccination obligatoire est censée être une atteinte au droit à la liberté de décision et à la vie privée. Bien que cela soit vrai, une mise en balance des intérêts doit être faite ici. Le droit à la vie privée en vertu de l’article 8 de la CEDH peut être restreint si l’interférence est justifiée par des raisons de santé (comme indiqué au paragraphe 2).

Est-ce que c’est juste d’imposer la vaccination obligatoire pour les soignants ?

Comme on peut le voir des réactions des gens à l’annonce du Président Macron, ils ne sont pas tous contents. En raison de la proximité des soignants et des autres professionnelles dans les hôpitaux avec les patients, on peut comprendre et justifier la vaccination obligatoire. Les patients sont déjà dans un état de fragilité sans le COVID-19. Pour minimiser le risque de contracter le virus on arrive à la conclusion logique que les médecins etc. doivent se vacciner. C’est la meilleure et la seule arme dont nous disposons dans notre combat de plusieurs années contre le virus qui s’est répandu dans le monde entier et qui a tué des millions de personnes. 

Nous n’avons pas d’autre choix que de faire confiance au vaccin. Si le vaccin nous permet d’atteindre la lumière au bout du tunnel, alors nous devons lui accorder une confiance aveugle. Et en effet la confiance n’est pas aussi aveugle que certains le prétendent. Avant toute chose, nous devons protéger les personnes vulnérables de notre société – les personnes âgées ont déjà eu la priorité avec le vaccin, maintenant les malades doivent également être prioritaires, et cela ne peut se faire qu’en s’assurant que toutes les personnes qui entrent en contact avec eux sont protégées contre le virus et ne le leur transmettront pas. Aussi controversé que cela puisse être, pour éviter les décès, c’est la meilleure solution que nous avons à notre disposition. 

Images: Pixabay